Danger immédiat ou personne inconsciente ?Appeler le 112

Prévention · sans jugement · sources publiques

Comprendre les effets.
Repérer les dangers.
Savoir quoi faire.

Des repères clairs sur les substances et leurs mélanges — d’abord l’essentiel, puis le mécanisme en détail. Informer ne rend aucun usage sans risque, mais une information juste peut éviter qu’une situation s’aggrave.

01Je veux m’informerEffets, risques, signaux d’alerte

Accès rapide

Une substance, un médicament ou un nom courant ?

Répertoire par familles

Des familles aux
molécules précises.

13 familles et plus de 208 substances, analogues, médicaments et noms courants. Ouvrez une famille, puis cliquez sur un nom pour afficher ses effets, risques et signes d’urgence.

208 fiches accessibles · niveau de preuve visible · liste non exhaustive
01AlcoolUn dépresseur présent dans les boissons alcoolisées, souvent oublié dans les mélanges.7 noms

L’éthanol ralentit le cerveau. Les alcools ménagers ou industriels ne sont pas des alternatives : ils peuvent être gravement toxiques.

02OpioïdesAntalgiques ou substances euphorisantes qui peuvent ralentir la respiration jusqu’à l’arrêt.26 noms
03Benzodiazépines & sédatifsMédicaments et analogues qui diminuent l’anxiété, la mémoire, la coordination et la vigilance.26 noms
04GHB, GBL & précurseursDépresseurs à effet parfois très rapide, avec une marge étroite entre sédation et intoxication grave.6 noms
05StimulantsIls accélèrent le cœur et le cerveau et peuvent masquer fatigue, ivresse ou sédation.26 noms
06Empathogènes & entactogènesSubstances souvent stimulantes et sérotoninergiques, associées à empathie et sensations amplifiées.11 noms
07PsychédéliquesIls modifient profondément perceptions, émotions et pensée ; leurs familles chimiques ne sont pas interchangeables.31 noms
08DissociatifsIls peuvent couper des sensations du corps et de l’environnement et réduire fortement la coordination.14 noms
09CannabinoïdesProduits issus du cannabis, cannabinoïdes semi-synthétiques et molécules de synthèse très différentes.21 noms
10Gaz & solvants inhalésGaz et vapeurs qui peuvent priver le cerveau d’oxygène ou déclencher un trouble cardiaque brutal.11 noms
11Poppers / nitritesVasodilatateurs inhalés qui font chuter la tension et peuvent perturber l’oxygénation du sang.5 noms
12Délirants & anticholinergiquesIls peuvent provoquer un délire non reconnu comme tel, avec perte de contact avec la réalité.9 noms
13Médicaments à interactionUne même étiquette comme “antidépresseur” recouvre des mécanismes très différents.15 noms

Identification & produits de coupe

Vérifier,
pas deviner.

Verdict essentielNi l’œil, ni l’odeur, ni le goût ne peuvent confirmer ce que contient un produit.

Ils ne permettent pas non plus de savoir s’il est « coupé », avec quoi, ni à quelle concentration. Seule une analyse fournit des informations sur l’échantillon testé.

CritèreVisuel
Une forme, une couleur ou un logo ne prouvent rien.

Poudre, cristal, résine, liquide ou comprimé : un même aspect peut correspondre à des compositions très différentes. Un logo ou un emballage peut être copié.

CritèreOdeur
Présence ou absence d’odeur : aucun verdict fiable.

Solvants, arômes, stockage et produits de coupe peuvent modifier l’odeur. Ne mettez pas volontairement un produit inconnu sous votre nez pour le tester.

CritèreGoût
Ne goûtez jamais un produit pour l’identifier.

Le goût est subjectif, n’indique ni la molécule ni la concentration et vous expose déjà au produit. Certaines substances sont actives à très faible quantité.

CritèreEffets ressentis
Les effets ne remplacent pas une analyse.

Ils changent selon la quantité, la personne, la tolérance, le contexte, les médicaments et les mélanges. Attendre de ressentir un effet pour deviner peut retarder les secours.

01

Peut-on voir si c’est coupé ?

Non. Même un produit uniforme peut contenir plusieurs substances.

Des grains, couches ou couleurs différentes montrent seulement que l’échantillon paraît hétérogène. Cela ne permet pas d’identifier une coupe. À l’inverse, une poudre parfaitement homogène peut être un mélange fin de plusieurs composés.

Ne goûtez jamais et n’inhalez pas volontairement un produit inconnu pour tenter de le reconnaître.

02

Ce que les méthodes peuvent dire

Plus l’analyse est complète, moins on dépend d’une supposition.

Sens, logo ou nom de venteAucune confirmation

N’identifient pas la composition, la concentration ni les produits de coupe.

Réactif colorimétriqueIndice présomptif

Une réaction peut être compatible avec certaines substances, sans confirmer leur identité. Le test ne dose pas, peut manquer d’autres composants et une absence de réaction n’exclut rien.

CCM · chromatographie sur couche minceSéparation qualitative

Sépare certains composants détectables et les compare à des références. Elle ne mesure généralement pas leur concentration et dépend de seuils.

Spectrométrie FTIRComposants majoritaires

Compare le spectre à une bibliothèque. Elle peut identifier les composants principaux, mais manquer une substance très puissante présente en faible proportion.

Analyse de laboratoireInformation plus complète

Des méthodes comme la GC-MS peuvent identifier de nombreux composés et, avec un étalonnage adapté, en quantifier certains. Aucune technique ne détecte tout.

Une analyse ne garantit jamais qu’une consommation sera sans risque. Elle décrit le petit échantillon remis, dans les limites de la méthode. Elle ne garantit pas l’homogénéité du reste du produit, l’absence de traces dangereuses et ne prédit pas l’effet sur une personne, surtout en cas de mélange.

France · gratuit, anonyme et légal

Analyse Ton Prod’

Trouver un point de collecte du réseau national et choisir une solution d’analyse adaptée.

Trouver où faire analyser ↗
Produit déjà consommé ?

Si l’effet est inattendu, n’ajoutez rien et ne restez pas seul. Sans manipuler le produit, gardez si possible l’emballage, une photo et les informations disponibles pour les soignants, puis suivez les consignes du 112. Inconscience, respiration anormale, convulsions, douleur thoracique ou forte chaleur : 112.

Explorateur de risques

Deux à cinq produits.
Un risque qui change.

Sélectionnez deux familles ou molécules dans les listes regroupées. Le résultat explique ce qui peut se cumuler — ce n’est pas un calculateur de sécurité.

Composez le mélange

Chaque nom est rattaché à sa famille pharmacologique. Le résultat reste un repère de famille, pas une prédiction propre à une molécule, une quantité ou une personne.

2/5 · 1 interaction

Traitement en cours ? Les médicaments ne forment pas une seule catégorie. N’arrêtez jamais un traitement pour consommer : demandez à un médecin, pharmacien ou centre antipoison.

Urgence potentielle2 substances · 1 interaction

Le ralentissement de la respiration peut s’additionner jusqu’à l’arrêt respiratoire.

Pourquoi ?

L’alcool et les opioïdes freinent tous deux les zones du cerveau qui maintiennent l’éveil et la respiration. L’un ne compense pas l’autre.

Effets et risques possibles

  • somnolence profonde
  • vomissements et étouffement
  • coma ou arrêt respiratoire

Si c’est déjà pris

Ne rien ajouter. Rester avec la personne. Si elle ne répond pas, respire anormalement, convulse, surchauffe ou a mal à la poitrine : 112.

Source principale : Drogues Info Service

Limite importante : ce résultat décrit des risques connus par grandes familles. Il ne prend pas en compte la quantité, la pureté, la tolérance, les maladies, la grossesse, les traitements ni les substances non déclarées. À partir de trois substances, l’analyse de chaque paire peut sous-estimer l’effet global du mélange.

Fiches repères

L’essentiel,
puis le détail.

Les effets ne sont jamais garantis. Ils varient avec la personne, le produit, le contexte, la voie d’administration et les autres substances présentes.

01Dépresseur

Alcool

Il freine progressivement le cerveau : la désinhibition arrive avant la perte de coordination, de jugement et de vigilance.

désinhibitionréflexes ralentissomnolence ou nausées
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • black-out et comportements à risque
  • vomissements avec risque d’étouffement
  • coma éthylique et ralentissement respiratoire

Usage répété

Une consommation répétée peut entraîner dépendance, atteintes du foie, du cœur, du cerveau et augmenter le risque de plusieurs cancers.

Appeler le 112 si

Impossible à réveiller, respiration irrégulière, peau froide, vomissements répétés ou convulsions.

Consulter la source : Alcool Info Service
02Dépresseurs

Opioïdes

Ils diminuent la douleur et peuvent provoquer détente ou somnolence, mais ralentissent aussi la commande automatique de la respiration.

analgésiesomnolencepupilles serrées
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • dépression respiratoire parfois silencieuse
  • perte de conscience et étouffement
  • surdose après une baisse de tolérance ou un produit inattendu

Usage répété

Tolérance et dépendance peuvent s’installer. Après une pause, la tolérance chute et l’ancienne quantité peut devenir beaucoup plus dangereuse.

Appeler le 112 si

Respiration très lente, bruits de ronflement inhabituels, lèvres bleues ou grises, corps mou, absence de réponse.

Consulter la source : Drogues Info Service — Opioïdes
03Sédatifs

Benzodiazépines

Ces médicaments réduisent l’anxiété et l’activité cérébrale. Ils altèrent la mémoire, l’équilibre et la vigilance.

apaisementsomnolencetrous de mémoire
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • chutes, accidents et désorientation
  • perte de conscience en quantité importante
  • dépression respiratoire surtout avec d’autres dépresseurs

Usage répété

La dépendance physique peut être forte. Un arrêt brutal après un usage régulier peut être dangereux et doit être encadré médicalement.

Appeler le 112 si

Sommeil profond sans réaction, respiration faible, confusion extrême ou chute avec traumatisme.

Consulter la source : Drogues Info Service — Benzodiazépines
04Dépresseur

GHB / GBL

L’effet peut passer rapidement de la désinhibition à une sédation profonde. La concentration réelle et la réponse individuelle varient fortement.

désinhibitionvertigessomnolence brutale
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • perte de conscience très rapide
  • vomissements et inhalation du vomi
  • coma, convulsions ou arrêt respiratoire

Usage répété

Un usage fréquent peut créer une dépendance physique. Le sevrage du GHB/GBL peut devenir une urgence médicale : ne pas l’arrêter seul après un usage régulier.

Appeler le 112 si

Impossible à réveiller, respiration anormale, vomissements inconscients, convulsions ou agitation extrême au sevrage.

Consulter la source : Drogues Info Service — GHB/GBL
05Stimulants

Stimulants

Ils accélèrent le cœur et le cerveau, augmentent l’éveil et peuvent masquer la fatigue sans supprimer le besoin de repos.

énergievigilanceaccélération du pouls
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • panique, paranoïa ou agitation
  • surchauffe, déshydratation et convulsions
  • infarctus ou AVC, même sans antécédent connu

Usage répété

Les prises rapprochées favorisent épuisement, troubles du sommeil, anxiété, dépression, dépendance et complications cardiovasculaires.

Appeler le 112 si

Douleur thoracique, difficulté à respirer, très forte chaleur, confusion, convulsions, mal de tête brutal ou faiblesse d’un côté.

Consulter la source : Drogues Info Service — Cocaïne et cœur
06Stimulant · empathogène

MDMA / ecstasy

Elle augmente notamment l’activité de la sérotonine et stimule le corps. Le contenu d’un comprimé ou d’une poudre ne peut pas être déduit de son apparence.

énergieempathiesensations amplifiées
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • surchauffe et déséquilibre hydrique
  • tachycardie, panique ou convulsions
  • toxicité sérotoninergique avec certaines substances ou certains traitements

Usage répété

Après l’effet peuvent survenir fatigue, anxiété, humeur basse et troubles du sommeil. Les usages répétés augmentent les risques psychiques et de dépendance.

Appeler le 112 si

Température très élevée, confusion, rigidité, agitation incontrôlable, convulsions, douleur thoracique ou perte de connaissance.

Consulter la source : Drogues Info Service — MDMA
07Dissociatif

Kétamine

Elle dissocie les perceptions du corps et de l’environnement. La coordination, la mémoire et la capacité à réagir peuvent chuter fortement.

dissociationengourdissementperte de coordination
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • chutes, blessures ou étouffement
  • confusion profonde et perte de contact
  • sédation dangereuse avec alcool ou autres dépresseurs

Usage répété

L’usage répété peut causer dépendance, douleurs abdominales et lésions sévères de la vessie et des voies urinaires.

Appeler le 112 si

Perte de connaissance, respiration anormale, vomissements sans réaction, douleur thoracique ou blessure importante.

Consulter la source : Drogues Info Service — Kétamine
08Cannabinoïde

Cannabis / THC

Il modifie les perceptions, la mémoire immédiate et la coordination. Les effets varient selon la teneur en THC, la personne et le mode de consommation.

détente possibletemps modifiéréflexes ralentis
Approfondir les risques

Risques immédiats

  • anxiété aiguë, panique ou paranoïa
  • accidents liés à la baisse de vigilance
  • palpitations et aggravation possible de troubles psychiques

Usage répété

Un usage régulier peut entraîner dépendance, difficultés de mémoire et de concentration, troubles respiratoires s’il est fumé et syndrome d’hyperémèse.

Appeler le 112 si

Douleur thoracique, malaise, confusion extrême, agitation dangereuse, convulsions ou vomissements incontrôlables.

Consulter la source : Drogues Info Service — Cannabis

Vulgarisation

Ce qui se passe
dans le corps.

Comprendre le mécanisme aide à repérer plus vite le danger. Ici, pas de jargon sans traduction : une idée simple, puis la précision utile.

01

Respiration freinée

Certains produits baissent le “volume” de la commande respiratoire automatique. Mélangés, ils peuvent la faire descendre trop bas.

Alcool, opioïdes, benzodiazépines et GHB/GBL sont particulièrement concernés.
02

Cœur surchargé

Les stimulants font battre le cœur plus vite tout en augmentant la tension et les besoins en oxygène.

Douleur thoracique, essoufflement brutal ou faiblesse d’un côté = urgence.
03

Surchauffe

Le corps produit plus de chaleur et la régule moins bien, surtout avec effort, foule, chaleur ou plusieurs stimulants.

Confusion, peau très chaude, rigidité ou convulsions nécessitent le 112.
04

Trop de sérotonine

Plusieurs substances ou médicaments peuvent faire monter le même messager chimique jusqu’à une toxicité aiguë.

Agitation, forte chaleur, tremblements, rigidité et confusion sont des signaux d’alerte.
05

Effets masqués

Se sentir plus réveillé ne signifie pas être moins ivre ou moins intoxiqué. Les organes continuent de subir les deux produits.

Le danger peut apparaître quand le produit stimulant retombe.
06

Composition inconnue

Un nom, une couleur ou un logo ne garantissent ni la molécule ni sa concentration.

L’analyse de produit peut révéler des substances inattendues, sans rendre la consommation sûre.

Réduire les dommages

Moins de risque
ne veut jamais dire
sans risque.

L’option la moins risquée reste de ne pas consommer. Si une consommation a lieu, ces repères diminuent certains dangers sans pouvoir les supprimer.

  1. 01
    Éviter les mélanges

    Inclure l’alcool, les médicaments et les produits pris plus tôt.

  2. 02
    Ne pas rester seul

    Prévenir une personne de confiance et garder un moyen d’appeler les secours.

  3. 03
    Faire analyser quand c’est possible

    Un résultat informe sur l’échantillon, mais ne garantit pas une consommation sûre.

  4. 04
    Prévoir la naloxone si opioïdes

    Elle peut inverser temporairement une surdose opioïde ; appeler le 112 reste indispensable.

  5. 05
    Ne pas conduire

    Les perceptions, la mémoire et les réflexes peuvent rester altérés après l’effet ressenti.

  6. 06
    Dire ce qui a été pris

    Aux secours ou soignants, cette information aide à agir vite et correctement.

Parler · être aidé · sans jugement

Vous n’avez pas à gérer ça seul.

Demander de l’aide n’oblige ni à arrêter immédiatement ni à tout raconter. Vous pouvez commencer par une question anonyme.

Belgique · intoxication

070 245 245

Centre Antipoisons, 24 h/24 et 7 j/7. En cas de danger vital, appelez d’abord le 112.

Centre Antipoisons ↗
Belgique · écoute

02 227 52 52

Information, écoute et orientation autour des consommations, pour soi ou un proche.

Voir les permanences ↗
France · anonyme et gratuit

0 800 23 13 13

Drogues Info Service, 7 j/7. Informations, soutien et orientation vers une structure proche.

Drogues Info Service ↗

Transparence éditoriale

Ce que l’on sait.
Ce que l’on ne sait pas.

Cette première version privilégie les autorités sanitaires et services publics. Elle sépare les effets possibles des urgences, évite les dosages présentés comme « sûrs » et signale les incertitudes. Dernière vérification : 5 août 2026.

Avant une publication institutionnelle : faire relire chaque fiche et interaction par un·e addictologue, pharmacien·ne ou toxicologue, ainsi que par des personnes concernées. Ce site informe ; il ne remplace ni un diagnostic ni les secours.